
CONCERT - La chanteuse a enchanté les Parisiens vendredi soir...
Deux heures de show, dix changements de costume, décors et chorégraphies super léchées, même un monstre marin géant: les fans n’ont pas perdu leur temps ni leur argent au Monster Ball vendredi 21 mai à Bercy...
Lady gaga sait faire monter le désir. Après de longues minutes passées à attendre que le rideau se lève, c’est totalement immobile, projetée en ombre chinoise sur un écran de tissu que le public peut enfin apercevoir sa Lady. Un décompte est projeté: Dix, neuf, huit, sept, six…L’excitation monte à mesure que les chiffres descendent.
Construit comme un opéra
Gaga ouvre le Monster Ball en mini robe destructurée et futuriste. Elle attaque par deux inédits, «Dance in the dark» et «Glitter and Grease». Mais c’est quand elle lance un «Hello Paris, vous m’avez tellement manqué» et interprète «Just Dance» que la salle s’enflamme et ne relâchera pas la pression avant la fin du spectacle. Car un concert de Gaga est construit comme un opéra: quatre actes autour d’une trame narrative, elle et ses amis tentent de se rendre à une soirée, le «Monster Ball».
Dans le public, des fans aussi déjantés que leur idôle: collants imprimés panthère côtoient des lunettes de soleil fabriquées avec des cigarettes (en référence au clip de Telephone) au milieu de talons aiguilles et perruques de toutes les couleurs.
Le clou du spectacle est «Speechless», une chanson qu’elle a écrite pour son père «à propos de Johnny Walker, qu’il aime un tout petit peu plus que moi». En bikini de cuir l’artiste abandonne ses danseurs et s’installe au piano, endiablée.
L'amour au piano
D'un coup elle s’interrompt, parcourt Bercy du regard. «Je vous aime tellement, mes petits monsters», comme elle a coutume d’appeler son public. «Vous êtes mes préférés, les Français! » Dans la fosse et les gradins, les fans ont très très envie d’y croire. Du bout de son talon aiguille, elle répète une note au piano, à quatre pattes sur le clavier, en balançant son bassin d'avant en arrière: Gaga fait tout simplement l'amour au piano et le public, étonné au début, prend finalement le partie d'en sourire ou de se rincer gentiment l'œil.
«Free bitch»
La machine super huilée reprend le dessus. Gaga enchaîne en robe verte baby doll, danse avec un monstre marin articulé d’une dizaine de mètres de diamètres et entonne le tant attendu «Poker Face». Les tentacules du monstre vont même se glisser entre les cuisses de la sexy Lady. «Je suis une free bitch, et vous, ce soir, et tous les soirs à partir de maintenant, vous allez être qui vous voulez être. Tellement de gens m’ont dit que je n’étais pas assez belle, pas assez mince, pas assez intelligente, pas assez sexy, ce soir, je leur dis fuck off, et vous aussi vous dites fuck off à tous ceux qui ne vous laissent pas être vous même». Petite séance de coaching avant de quitter la scène, «Good bye mes petits monsters». Hurlements, acclamations, applaudissements la font revenir le temps de chanter «Bad Romance» dans une bulle de verre rouge. Toute la salle la reprend a capella.
A la sortie sur la dalle de Bercy, le maquillage des fans a coulé, les collants panthère sont troués les talons font mal aux pieds, on sent la transpiration d’avoir trop dansé. Mais qu’importe, ce soir-là, grâce à Gaga, on se sont tous un peu une «free bitch».
Judith Duportail
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