
La passion des fans pour les productions posthumes liées au roi de la pop semble marquer le pas.
14 décembre 2010, hôtel de Rothschild. La Fondation Pierre Bergé et associés met en vente une série de clichés inédits de Michael Jackson pris onze ans plus tôt par le photographe Arno Bani. L'ensemble des lots est cédé pour un total de 196.000 euros. Pas mal. Pas extraordinaire, non plus. "Ce n'est pas un énorme succès si on le compare à d'autres ventes plus classiques de la fondation qui n'a pas coutume de mettre aux enchères des tirages. Mais nous n'étions pas mécontents du résultat", assure la communication de l'événement. Le score semble plus modeste encore si on le compare aux ventes, ces derniers mois, d'effets personnels de la star - comme ce gant blanc, adjugé 235.000 euros en novembre 2009.
Désamour des fans ? On pourrait le croire au vu de la sortie en demi-teinte de Michael, le premier album posthume du roi de la pop : Michael Jackson ne danse plus le moonwalk au sommet des charts. Aux États-Unis, il n'a atteint que la troisième place des classements après Taylor Swift et Susan Boyle. En France, le succès est plus mitigé encore : Michael n'est entré que de justesse dans le top 5 au cours des deux premières semaines de mise en vente pour passer, huit jours après, à la dixième place. Et l'album a beau faire un carton en Italie, en Autriche ou en Allemagne, d'autres pays du Vieux Continent font la moue. Comme la Norvège et l'Irlande, où les acheteurs ne lui ont guère accordé que les 18e et 23e positions.
Pétitions
Sony, qui avait placé trois millions de disques pour la sortie mondiale de l'album le 10 décembre, serait ainsi encore loin des scores espérés. Or, avant Michael, la BO du film This Is It sur les répétitions de la dernière tournée, avortée, de M.J., avait également été un demi-succès, avec, en France, 200.000 exemplaires vendus. À la veille de la sortie du dernier disque, Sony France se rassurait en misant sur le caractère inédit des titres proposés. Las, ajoutée à des critiques parfois peu amènes, la polémique sur l'authenticité des chansons
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